Dimanche 4 mars 2007 7 04 /03 /Mars /2007 19:39

Dans quelques semaines, les bureaux de votes présidentiels vont ouvrir leurs portes, pour s'aérer tout d'abord, et ensuite pour nous laisser déposer dans leur boites fendues ce petit morceau de papier qui vaut bien plus cher qu'on ne le croit souvent.

Il y a des hommes qui parlent, des femmes aussi. Il va nous falloir en choisir un. Un, ou une, qui va nous représenter. REPRESENTER, un bien grand mot qu'il ne faut pas prendre à la légère. Ne vous en faites pas, je ne vais pas ici ni faire de discours, ni même vous donner quelques conseils politiques : de quel droit ?

Vous êtes suffisament conseillé par tous les médias allentours et c'est très bien. Chacun quel qu'il soit doit pouvoir s'exprimer, c'est le but premier de la démocratie. DEMOCRATIE, un bien grand mot qu'il ne faut pas prendre à la légère et qui est encore trop souvent le rêve de nombreux Hommes qui meurent de vouloir le prononcer. Et ce mot, cette richesse, ne peut être qu'avec son presque frère jumeau : le mot LIBERTE.

Il est justement un homme qui prône la liberté. C'est normal, il veut, comme les autres candidats, être élu. Pourtant je voudrais rappeler que, sous le rideau épais et opaque où il se drappe de mots que je ne qualifirais pas ici, cet homme a dernièrement dit sur une grande chaîne de télévision que s'il été élu il supprimerait radicalement le ministère de la culture car l'Etat, selon lui, ne peut avoir qu'un rôle de mécène. Il a ajouté qu'il accorderait des aides à des oeuvres qui sont vraiment de l'art.

Ce qui signifie en d'autres termes que sera considéré comme culture, uniquement ce que LUI jugera en être ou non. De là à brûler les livres qu'il jugera ne pas être à son goût, il n'y a qu'un pas.

Cet homme trouve aussi tout à fait normal qu'une association humanitaire distribue de la soupe au cochon aux SDF et aux plus démunis. Association HUMANITAIRE ? Vraiment ? Alors qu'une simple soupe de légumes et un morceau de pain reviendrait moins cher et profiterait à tous quelle que soit leur religion. Je ne dois pas avoir la même notion de l'humanitaire et du respect que certains !

Cet homme a aussi dit que le corps de la femme devrait être propriété de la Nation. Je vous laisse à vos réflexions, Mesdames...

Et pour rester dans un domaine féminin, cette personne considère que le chiffe de la démographie française est faux car toutes les naissances sont prises en compte alors qu'il ne faudrait comptabiliser que celles dont les parents sont de vrais français. (dernier discours sur son site officiel).

Et tous ces mots, ces paroles qu'il prononce ne sont pas dictées par son bouclier, son cheval de Troie dans lequel il avance, qu'est pour lui l'immigration profitant de la crainte due à l'ignorance de certains.

Vous en voulez encore ? C'est simple : il vous suffit de surfer sur le net et de tomber sur des sites de militants de ce parti -que je n'ai pas cité, vous avez remarqué.

Pour terminer, je vous livre un texte que j'avais écrit il y a quelques temps déjà.

Je tiens à préciser qu'à l'époque où je posais ces mots sur le papier, les incidents survenus dans les cités et banlieues françaises dont les médias se sont emparés n'avait pas encore eu lieu et que la flamme dont je parle n'est pas de celles qui ont fait s'embraser certains véhicules, mais celle de la représentation d'un parti politique auquel je faisais allusion ci-dessus et dont le discours est à mille lieues lumières de mes convictions et des sentiments humains que j'éprouve envers les êtres du genre humain d'où qu'il vienne et de quelle culture ou couleur qu'il soit.

Sans cette précision, aujourd'hui, je craignais que mon texte soit mal interprété.

Livre_en_feu_1  

LE FEU NATIONAL

Au départ, une étincelle, rien de plus

Deux ou trois mots enflammés,

Qui, à quelques badauds, ont bien plu.

Pas vraiment de quoi s'alarmer.

A bout de bras levé bien haut,

Ils ont allumé l'allumette,

Puis animé l'amulette

Comme les phares aux bateaux.

Signaux nouveaux de fumée,

Doctrine pour d'étranges pompiers

Qui vendent des briquets allumés

D'une nouvelle flamme enviée.

Emerveillé devant le feu de paille,

Le badaud devient pyromane,

Et de partout, où qu'il aille,

Il vénère le chaman.

Et depuis le vent souffle

Alors seulement l'alarme sonne.

On court, on s'effoufle,

Mais presque plus personne...

On pensait que ce feu de paille

N'était qu'un artifice

Mais pas une telle bataille

Au point que la source tarisse.

Réfléchissez, prenez vos seaux,

Remplissez-les d'eau pure,

Pour sauver votre peau

C'est le moyen le plus sûr.

Mais combien de litres d'eau

Pour un tel incendie ?

Le mistral souffle trop

Et le feu s'élargit.

Bientôt tout le pays sera en feu;

Avec eux jamais je ne le brûlerais,

Jamais je ne pourrais être heureux

Dans une nation calcinée.

Je me battrais avec mes frères,

Les vrais, ceux qui haissent la flamme,

Pour rafraîchir ma terre,

Lui redonner son âme.

Quand j'y arriverai - et j'y arriverai -

Quand l'honneur sera retrouvée,

A mon tour j'allumerai le Feu,

Le Feu de joie, le vrai.

Celui de la Paix et de la Liberté,

Le Feu d'Egalité et de Fraternité.

Le vrai Feu national.

 

 

Par ROBERT MARTIN - Publié dans : Juste comme ça
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Mardi 27 février 2007 2 27 /02 /Fév /2007 22:17

Un dompteur de cirque parvient à dresser un éléphant en recourant à une technique très simple : alors que l'animal est encore jeune, il lui attache une patte à un tronc d'arbre très solide. Malgré tous ses efforts, l'éléphanteau n'arrive pas à se libérer. Peu à peu, il s'habitue à l'idée que le tronc est plus fort que lui. Une fois qu'il est devenu un adulte doté d'une force colossale, il suffit de lui passer un corde au pied et de l'attacher à un jeune arbre. Il ne cherchera même pas à se libérer.

Bhraman_et_elephant_2    

Comme ceux des éléphants, nos pieds sont entravés par des liens fragiles. Mais, comme nous avons été accoutumés dès l'enfance à la puissance du tronc d'arbre, nous n'osons pas lutter.

Sans savoir qu'il nous suffirait d'un geste de courage pour découvrir toute notre liberté.

Texte extrait de "MAKTUB" de Paulo Coelho

Mektub_2    

Par ROBERT MARTIN - Publié dans : Livres
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Lundi 26 février 2007 1 26 /02 /Fév /2007 19:25

Himalaya Ne vous est-il jamais arrivé de repenser à un personnage de roman qu vous avez lu il y a quelque temps déjà ? Moi, je me surprends parfois à songer à Iona.

Iona est l'héroïne d'une histoire imaginaire et réelle à la fois. Imaginaire par le fait que cette enfant est sauvée, pour ne pas dire enlevée, par des yétis, ces créatures que l'on décrit toujours comme abominables ; et réelle parce que ces êtres inconnus nous ressemblent tant par certains côtés et surtout parce qu'on nous sont dépeints par l'auteur comme tellement vrais et vivants. Ces yétis, socialement établis en deux communautés (ceux des Terres d'en bas, et ceux des Terres d'en haut) savent, comme nos ancêtres, se servirent des dons de la nature et vivre par et avec eux. Iona découvrira un monde auquel elle s'adaptera assez vite, et sera considéré par ces protecteurs comme une envoyée des Dieux.

Ce roman est une évasion, une respiration fraiche et halletante qui nous transporte dans des sommets d'un Himalaya mystérieux et inconnu.

Qu'est devenue Iona aujourd'hui ? Justement, je me le demande... Pour vous dire à quel point j'ai été imbibé par ce roman et ses personnages délicieusement intrigants et attachants.

Sur la quatrième de couverture, on peut lire :

"Du fond de leurs orbites, les yeux dorés examinaient la fillette avec une intensité pénétrante, sans jamais ciller, comme ceux d'un hibou. Ce regard sauvage avait quelque chose d'humain ; on y devinait une intelligence qui se situait entre l'animal et l'homme. Iona le dévisageait, pétrifiée.

- Shumbi, grogna la créature."

Iona, petite anglaise de douze ans, suit son oncle botaniste en expédition dans l'Hymalaya. Une nuit, elle s'égare dans le campement et tombe dans un précipice. Miraculeusement indemne, elle se retrouve dans une vallée ignorée des homme où vivent de mystérieuses créatures. Elle comprend bientôt qu'il s'agit des yétis tant reoutés des sherpas.

Au fil des jours, la jeune fille va découvrir une société inchangée depuis des millénaires et porteuse d'une sagesse écologique que l'homme a perdue. Le loyal et courageux Manu accompagné de sa panthère, Kekua la femelle aveugle, Tonemetapu le vieux patriarche..., tous vivent en villages, obéissant à des rites, entretiennent l'histoire de leurs origines. Pourtant la société des yétis est en crise à cause de l'avance inexorable des hommes autour de leur territoire. Iona va alors apprendre à parler leur langage, à les connaître et à les aimer...

Un grand roman d'aventure, doublé d'un hymne magnifique à la nature.

"HIMALAYA" roman de Nicholas Luard

aux Editons du Rochers (1995) - 374 pages -

Je ne peux terminer sans remercier la personne qui m'a offert ce roman. Si son choix s'est arrêté sur ce titre c'est qu'elle me connait bien, ce dont je ne doute pas. Elle ne s'est pas trompée. S'il y a des romans que je dois conserver, celui-ci sans nul doute en fera parti. Merci ma Vévé. Bisous.

Par ROBERT MARTIN - Publié dans : Livres
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Dimanche 25 février 2007 7 25 /02 /Fév /2007 22:11

Aujourd'hui, le temps est triste. Il pleure depuis ce matin. Et ce n'est pas un petit chagrin, non, ce sont des sanglots qu'il déverse sur la ville. Je suis accoudé sur le bord de la fenêtre ouverte à suivre la course lente de ces nuages lourds et bas qui masquent le bleu du ciel. Des gouttes éclatent sur le dos de ma main comme des larmes sur un mouchoir.

Je ne veux pas compatir à cette tristesse, je ne veux pas me noyer dans ces nuages aux camaieux de gris. Non, je referme la fenêtre et essuie l'humidité d'un revers de main. Et je ferme les yeux.

Oui, je ferme les yeux...

March_el_alia

Demain, c'est lundi. Je suis déjà demain. Les nuages blancs et légers ne sont là que pour mettre en valeur le bleu d'un ciel d'été. La ville est sur la colline. Ses maisons blanches l'enveloppent comme autrefois le col trop amidoné d'une chemise du dimanche qu'elles n'auraient pas quittée. Car aujourd'hui, c'est jour de visites. Aujourd'hui, la ville reçoit. C'est jour de marché.

Le bruits des autos cessent pour laisser le pas couinant des charettes. Les bâches se tendent comme autant de parasols de fortune. Les paquets s'ouvrent, les mains fouillent, les pieds foulent, les fronts suent, les parfums s'envolent. Et le bruit monte lentement et s'essouffle le long de cette route en pente qu'il faut gravir. Les femmes jaugent du bout des doigts la qualités des fèves sèches, la fraicheur des piments, des tomates et des amandes vertes ou la douceur d'un tissu qu'elles imaginent déjà sur la cadette de leurs filles. Les hommes font de même, séparément, souvent ensemble.Ils soupèsent les pastèques énormes et si lourdes que certains les transportent dans une brouette. Ils choisissent aussi des pèches, des melons pour les anciens que l'âge oblige de rester à la maison comme Père Abdallah qui me disait toujours : "Tu me ramènes un bonbon ?", et ils serrent des mains aussi fort que les lèvres des femmes s'écrasent sur les joues rebondies des enfants. Ils se bousculent, s'excusent, sourirent, rouspètent. Les porte-monnaies trop plats marchandent et pèsent à vue d'oeil le prix des grammes affichés au kilo sur les ardoises maintes fois éffacées. Souvent trop chère, l'envie plus que le besoin s'évanouira au désespoir des enfants en pleurs.

Lundi_el_alia  

Aujourd'hui, c'est lundi. Je l'ai décidé. Et il fait beau !

C'est lundi et mes yeux fermés me transportent. Je suis à El Alia et c'est jour de marché. J'aime cette ambiance, cet évènement hebdomadaire. Je me prends les pieds dans la paillasse d'un marchand de piles de tout calibre installé au milieu du passage. En me retournant, je percute la minuscule échoppe mobile du marchand de pop corn ; il me retient par l'épaule avec un large sourire amusé et m'offre une poignée de son maïs salé. J'aurais préféré le nougat que vend le gamin en face, il en a de toute sorte, des verts, des roses, des blancs, des à la noisettes, des à la cacahuette, des au caramel. Et ses pralines toutes chaudes brassées dans leur chaudron noirci par le labeur.

Par là, des tee-shirts, des bonnets et casquettes pour enfants, des tapis, des jelabas, des barnous, des épices, des herbes séchées, des boites de conserves, de thon à l'huile ou de concentré de tomates, empilées en pyramides métaliques et colorées. Par ici, des haricots blancs et secs s'échappent de leur sac en toile de jute, des paquets de thés noirs ou verts, des éventails de paille, des canouns dont certains, tout petits, font crépiter dans leur braises rougies les pincées d'encens traditionnels sensés protégés du mauvais sort et dont leur fumée parfumée que j'aime tant, à la fois m'enivre et m'étouffe. Est-ce pour cette raison que les poules dans leur caisse ont cessé de caqueter ? Ou est-ce par fièreté de voir leurs oeufs à la coquille si blanche se vendre quatre par quatre ?

J'aperçois au coin de la rue, des femmes qui bavardent et rient devant l'étale du boucher où pendent des merguez si fraîches que les chats au loin les guettent gourmands. Mais je n'irais pas par là-bas, je préfère la rue centrale et son ambiance. Une petite fille est tombée, son genoux est en sang. Elle pleure en silence et se relève. En me voyant, elle sourit et part rejoindre sa mère en courant. Elle se retournera pour me regarder à nouveau mais un gros homme au chapeau de paille se mettra entre nous pour s'approcher d'une lampe de poche bon marché.

Lundi_march_el_alia_1

Il fait chaud. Ma chemisette éponge la sueur qui me coule dans le dos. Je suis arrivé au bout du marché. Je me retourne et regarde le paysage. Par dessus les marchands et leurs tentes tendues, par dessus le chapeau des hommes et la coiffe ou le voile des femmes, la plaine s'étend, tranquille. Elle est un contraste de sérénité entre les cris des prix annoncés, entre les bavardages des uns et le rires des autres, entre les odeurs et les parfums de tous genres qui tous ensemble montent et s'évanouissent dans les airs. Mais par devant la plaine, et pour la rejoindre, il me faut redescendre cette rue pentue et encombrée. Il fait très chaud. Il est près de midi. Le marché du lundi à El Alia a lieu le matin seulement. Une demi heure, c'est a peut-près le temps qu'il me faut pour resdescendre. J'en suis déjà essouflé par avance.

Je regarde encore les gens, les couleurs, je respire les parfums. J'aime les marchés tunisiens. Ils sont si différents des nôtres. Tellement plus chaleureux. Chaleureux ?  Chaleur ? Redescendre ?

J'ouvre les yeux. Il pleut toujours. Je retourne à la réalité. Demain, oui, c'est lundi, mais c'est au bureau que je vais le passer.

Mais entre les papiers, les écritures, les classements et tout ce qui fait qu'on est ou non employé de bureau, je sais que je n'aurai qu'à fermer les yeux quelques secondes pour croquer dans ce nougat coloré dont je sens déjà -ou encore- les effluves sucrées. Et ce délice-là, je ne pourrais jamais le partager.

Photos : P'tit Bob

   

Par ROBERT MARTIN - Publié dans : Ma vie... quelque part
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Dimanche 25 février 2007 7 25 /02 /Fév /2007 17:38

La recette de ce cake est très simple, rapide et à la portée de tous, mais, si pour les recettes précédentes, les proportions étaient données au jugé de chacun, pour ce classique de la pâtisserie, elles sont à respecter.

Tout d'abord, préchauffer votre four sur thermostat 6/7. Faites macérer les fruits confits (200 g) dans 2 c.à soupe de rhum. Dans un saladier, fouetter le beurre ramolli (125 g) avec le sucre (125 g) jusqu'à ce que le mélange devienne clair et mousseux. Un à un, ajouter 3 oeufs entiers, en fouettant bien. Ajouter peu à peu la farine (200 g), un sachet de levure chimique et une pincée de sel en mélangeant délicatement avec une cuillère en bois. Incorporer les fruits confits et le rhum de macération et mélanger le tout. Beurrer un moule à cake (25 cm env.)

Enfourner et laisser cuire 35 mn th.6 et baisser la température sur th.4 pour prolonger la cuisson encore 20 mn.

Comme pour chaque gâteau, la lame d'un couteau piquée dans la pâte doit ressortir sèche.

Laisser refroidir et démouler. Ce cake sera encore meilleur si vous ne le dégustez que le lendemain.

Cake_aux_fruits_confits Photo : P'tit Bob

Vous pouvez aussi remplacer les fruits confits par des morceaux de fruits secs (amandes, noisettes, noix...) et y rajouter éventuellement un peu de miel.

Alors à vos fourneaux et... bon apétit ! 

Par ROBERT MARTIN - Publié dans : Gastronomie
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